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Tribune | Le monde au bord de la rupture: quand la force supplante le droit!

Nous assistons, impuissants mais lucides, à un changement radical de l’ordre mondial. Un basculement profond, inquiétant, où les fondements mêmes du Droit international sont méthodiquement piétinés, relégués au rang de simples artifices juridiques, bons seulement lorsque cela arrange les puissants.

Comme l’a si justement résumé Dominique de Villepin, nous sommes entrés dans l’ère de l’unilatéralisme des empires. Un monde où quelques puissances, sûres de leur force militaire, économique ou technologique, s’arrogent le droit de décider pour tous, sans règle, sans retenue, sans égard pour les conséquences humaines.

L’avenir du monde est objectivement en danger.Car ceux qui détiennent aujourd’hui les clés de la planète ressemblent parfois à des fous, ou pire, à des sourds muets moraux, incapables d’entendre les cris des peuples, incapables de parler le langage de la paix, mais prompts à manier celui des bombes, des sanctions et des menaces.

Des États-Unis à la Russie, de l’Iran à Israël, et bien au-delà, le monde semble évoluer dans une zone grise de non-droit, où l’on peut attaquer un autre pays non pas parce que la justice l’exige, mais simplement parce que l’on est le plus fort, le plus armé, le plus influent.

Nous vivons désormais dans un système international où le faible n’a plus sa place, où le petit État n’a plus de refuge, plus de forum crédible pour se faire entendre. Les institutions censées réguler le monde paraissent paralysées, vidées de leur autorité, transformées en spectatrices d’un chaos qu’elles ne maîtrisent plus.

Dans ce nouvel ordre brutal, seuls les intérêts dominent, et ils écrasent tout sur leur passage. La morale est devenue optionnelle, la diplomatie un simple décor, et le droit une variable d’ajustement. La force est désormais la seule maîtresse du jeu.

Et les plus faibles ? Ils n’auront, hélas, que leurs yeux pour pleurer. Leurs villes pour brûler. Leurs enfants pour payer le prix des ambitions démesurées des puissants.

Ce regard que je pose sur le monde n’est ni idéologique ni partisan. C’est celui d’un citoyen du monde, inquiet, révolté, mais encore convaincu que l’humanité mérite mieux que cette marche aveugle vers l’abîme.

Car si la loi du plus fort devient la norme universelle, alors aucun pays, aucune nation, aucune puissance ne sera véritablement à l’abri. Le chaos, lui, n’a ni frontière ni allié durable.

Et l’histoire, une fois encore, jugera sévèrement ceux qui auront cru que la force pouvait éternellement remplacer le droit.

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