Alors que l’actualité du football guinéen reste secouée par les tensions internes à la Fédération, une décision rendue ce mardi par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS) de Lausanne a relancé les débats. Mais attention : contrairement à certaines interprétations hâtives, cette décision ne tranche pas le fond du litige opposant Bouba Sampil à la FEGUIFOOT.
En réalité, deux procédures différentes sont actuellement en cours au TAS dans cette affaire complexe. Et il est essentiel de bien les distinguer.
LA PREMIÈRE : UNE DEMANDE DE MESURES PROVISOIRES
Le requérant, contestant l’organisation précipitée d’une Assemblée Générale Extraordinaire annoncée pour ce jeudi, avait saisi en urgence le TAS pour obtenir le report de cette rencontre. C’est uniquement sur cet aspect procédural et temporaire que les arbitres se sont prononcés ce jour.
La demande de suspension a été rejetée. Le TAS n’a ni validé ni invalidé les décisions de la FEGUIFOOT – il a simplement estimé que les conditions n’étaient pas réunies pour stopper l’assemblée à ce stade.
LA SECONDE : LE RECOURS PRINCIPAL AU FOND
Ce volet, beaucoup plus substantiel, concerne directement la légalité de la révocation de Bouba Sampil de la présidence du Comité Exécutif de la Fédération. Il s’agit là du cœur du litige, mais aucune décision n’a encore été rendue.
Selon les précisions des avocats de la partie requérante, le TAS n’a pas encore examiné cette question, même de façon préliminaire. Elle fera l’objet d’une instruction approfondie dans les prochaines semaines.
En claire, la décision de ce mardi ne clôt pas l’affaire, elle ne fait que régler une question provisoire. La bataille juridique autour de la gouvernance du football guinéen est loin d’être terminée.






