Pourquoi tant de vacarme autour des discours de Djiba Diakité, président du Comité stratégique de Simandou, ou encore de Moussa Condé de la DCI ? Pourquoi ce tintamarre national pour deux mots écorchés, deux hésitations, deux broutilles à l’échelle d’un projet qui bouscule le destin de tout un pays ?
Oui, il y a eu quelques ratés. Oui, certains passages n’avaient pas la fluidité des grandes tribunes. Et alors ? Depuis quand la réussite d’un projet de civilisation se mesure-t-elle à la perfection d’un accent ou à la cadence d’un discours ? Pendant que certains s’amusent à compter les virgules et les trébuchements, d’autres ces mêmes hommes aujourd’hui moqués ont passé des années à bétonner, négocier, assembler et sécuriser l’un des projets industriels les plus complexes d’Afrique.
Ce 11 novembre, la Guinée a inscrit une page historique dans son parcours économique. Et que retiennent certains ? Des lapsus. Des maladresses. Rien de la vision, rien du courage, rien du travail de l’ombre. Juste la petite bête qu’ils rêvent de voir grossir.
Il faut dire la vérité nue, ils ne pardonnent pas que Simandou se soit matérialisé sous l’ère du Général Mamadi Doumbouya. C’est là que se niche la gêne, là que se loge la crispation. Pas dans les discours, mais dans la réussite. Car pour certains guinéens, tout ce qui marche devient automatiquement suspect. Et tout ce qui réussit dérange.
On reproche au Ministre Djiba Diakité et à Moussa Condé de ne pas être sortis des grandes écoles occidentales. Très bien. Mais ce sont leurs nuits blanches, leurs négociations, leurs sacrifices discrets et leur opiniâtreté qui ont fait bouger ce projet que beaucoup disaient “impossible”.
Et, pour rappel, l’essence d’un discours n’est pas dans la prononciation. Elle est dans la compréhension. Ceux qui voulaient comprendre, ont compris. Les autres étaient venus pour juger.
Pendant que les moqueurs se noient dans leurs petites mesquineries, la Guinée, elle, avance. Et le monde avance avec elle. Un port sort de la boue, un projet sort de la poussière, une nation sort d’un sommeil. Simandou n’est ni un jeu, ni un slogan. c’est un tournant décisif. Alors oui, qu’on le dise clairement. La mauvaise foi est devenue un sport national. Mais l’histoire, elle, n’a pas de temps pour les commentaires inutiles. Elle avance, elle tranche, elle note.Et ce 11 novembre, elle a noté que la Guinée a bougé.
Avec ou sans l’approbation de ceux qui s’accrochent encore à leurs critiques sans queue ni tête.






