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Santé maternelle : le calvaire d’Élizabeth Araujo, rescapée d’un accouchement cauchemardesque à la guinéenne!

Si vous pensiez que l’enfer n’existait pas sur terre, détrompez-vous. Certaines femmes le vivent en salle d’accouchement. C’est l’histoire vraie et surtout sidérante  d’Élizabeth Araujo, une jeune femme pleine d’espoir, qui rêvait simplement de donner la vie. Sauf qu’en Guinée, tomber enceinte peut parfois ressembler à jouer à la roulette russe.

Tout commence comme dans un film dramatique : consultations bâclées, médecin-star trop occupée pour écouter, ordonnances chères comme un billet pour Dubaï et une grossesse à haut risque que tout le monde banalise.

«Tu as quoi aujourd’hui ?» lui lançait la gynécologue, comme si elle demandait le score d’un match.Malgré les vomissements, les crises de fièvre et la fatigue extrême, Élizabeth Araujo serre les dents. Elle prie, elle espère. Jusqu’au jour où le corps lâche: palu sévère, hospitalisation d’urgence et un médecin  le mari de la gynéco, ironie du sort qui lui, fait preuve d’humanité. Mais la suite, c’est le chaos total: une assistante qui se trompe de produit, un accouchement qui traîne, un bébé en détresse, et une césarienne facturée à 2 millions GNF cash. Et après ? Silence radio.

«Je ne sais même pas qui m’a opérée», confie-t-elle.
Son bébé, lui, suffoquait, sauvé in extremis grâce à la vigilance d’un autre médecin à Donka.Pendant ce temps, Élizabeth, encore sous anesthésie, est laissée nue et seule dans le froid du bloc opératoire. Pas un infirmier, pas une aide-soignante. C’est finalement une femme de ménage  oui, une simple dame du nettoyage qui la découvre et la tire de là. Une héroïne anonyme là où les vrais professionnels avaient disparu.

Aujourd’hui, mère et fille sont en vie. Mais le traumatisme est profond.« Ce système m’a presque tuée», témoigne-t-elle, le cœur lourd.
« Je parle pour celles qu’on a fait taire, pour celles qu’on a laissées mourir.»

Son histoire n’est pas un cas isolé. Derrière chaque maternité, il y a des femmes qui souffrent, des maris qui supplient, et des médecins qui jouent aux stars.
La santé maternelle en Guinée ressemble trop souvent à une loterie. Tu gagnes la vie ou tu perds tout. Et si cette fois, le miracle a eu lieu, combien d’autres femmes n’ont pas eu cette chance ?Élizabeth appelle l’État à ouvrir les yeux : «Nos vies ne doivent plus dépendre de la bonne volonté de quelques médecins sans conscience.»

Un message fort, un témoignage brut, et une vérité qui dérange. Tant qu’on fermera les yeux sur les dérives du système de santé, d’autres mères continueront de mourir en silence.

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