À quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026, l’école primaire de Damakania Centre, dans la préfecture de Kindia, sonne l’alerte. Derrière les murs de cet établissement public qui accueille plus de 1 150 élèves, la réalité est loin d’être rassurante. Manque criant de tables-bancs, absence totale de latrines, cour à peine assainie, tout laisse à croire que les conditions d’apprentissage seront extrêmement difficiles si rien n’est fait d’ici la reprise des cours.
« Pour une bonne rentrée, nous avons essayé de faire ce que nous pouvions. Avec l’APAE et le collectif de l’école, nous avons assaini la cour. Mais au-delà, les difficultés sont énormes », explique le Directeur de l’école, Sekou Baba Soumah.

Selon lui, le déficit en mobilier scolaire est alarmant. « Nous avons plus de 1 150 élèves pour à peine une centaine de tables-bancs. Imaginez la situation dans les classes… Nous n’arrivons pas à contenir tout le monde», regrette-t-il.

Et ce n’est pas tout. L’école de Damakania Centre, qualifiée de «mère» dans la localité, ne dispose même pas de latrines fonctionnelles.
« Ce manque pèse lourdement sur les élèves et les enseignants. On se débrouille avec le peu que nous avons, mais la réalité est dure », poursuit le Directeur, visiblement dépassé par l’ampleur des besoins.
Face à cette détresse, l’administration de l’école n’a d’autre choix que de lancer un cri de cœur. « J’appelle les bonnes volontés, les ressortissants de Damakania, mais aussi l’État, à venir au secours de cette école. Nous ne voulons pas que les enfants soient privés de bonnes conditions d’étude», plaide le Directeur.
Les images parlent d’elles-mêmes. Des salles de classes vides, sans tables ni bancs, et des latrines vétustes qui ne répondent à aucun standard d’hygiène. À une semaine seulement de la rentrée, la situation de l’école primaire de Damakania Centre illustre le quotidien de nombreuses écoles rurales en Guinée, confrontées au manque criant d’infrastructures.

Cette école située au bord de la route nationale de Damakania est l’une des plus fréquentées de la sous-préfecture. Pourtant, ses élèves risquent de débuter l’année scolaire dans la précarité la plus totale.
L’appel lancé par son Directeur se veut un avertissement. Sans assistance urgente, l’avenir de centaines d’élèves sera compromis. « La bonne femme ne donne que ce qu’elle a », dit-il avec résignation, avant d’ajouter: «mais nous espérons que l’État et les bonnes volontés entendront notre cri.»






