Maintenu à la tête du Gouvernement à l’issue du remaniement partiel annoncé lundi, le Premier ministre Amadou Oury Bah a choisi de répondre moins par un discours de circonstance que par une profession de foi.
Dans une interview accordée à nos confrères de Djely.com, le chef du Gouvernement a livré une vision qui dépasse le simple exercice politique, celle d’une transformation profonde de la Guinée portée par l’engagement collectif.
«Nous voulons transformer en profondeur ce pays. Ce que d’autres ont réussi, il n’y a pas de raison que nous ne réussissions pas. Nous avons des atouts qu’eux n’avaient pas, alors qu’ils faisaient face à des handicaps que nous n’avons pas.»
À travers cette réflexion, Amadou Oury Bah invite à dépasser le fatalisme et les comparaisons défavorables. Pour lui, la question n’est plus celle des ressources ni des potentialités du pays, mais de la capacité des guinéens à les mettre au service d’un projet commun.
Le Premier ministre poursuit son raisonnement par une interrogation qui sonne comme un appel à la responsabilité: «Qu’est-ce qui manque ? Des hommes ? Des femmes ? Engagés, volontaires et ambitieux pour le pays ? Il y en a.» Avant d’ajouter que le véritable défi consiste désormais à transformer cette énergie individuelle en une dynamique collective capable de conduire durablement le pays vers ses ambitions.
Cette sortie intervient au lendemain d’un remaniement gouvernemental marqué par le maintien du chef du Gouvernement, un choix qui traduit la volonté des autorités de préserver une continuité dans la conduite de l’action gouvernementale, tout en procédant à des ajustements au sein de l’équipe ministérielle.
Au-delà de sa portée politique immédiate, cette déclaration remet au centre du débat une question essentielle: celle de la mobilisation des compétences, du sens de l’intérêt général et de la capacité des institutions à fédérer les énergies autour d’une même ambition nationale.
Pour Amadou Oury Bah, la réussite de la Guinée ne dépendra pas uniquement des réformes ou des investissements. Elle reposera, avant tout, sur la volonté des femmes et des hommes de faire converger leurs efforts vers un objectif partagé: construire, ensemble, une nation capable de réaliser son propre destin.






