La Haute Autorité de la Communication (HAC) sort ses cartes. À l’approche du référendum constitutionnel prévu le 21 septembre 2025, l’institution vient de publier une décision encadrant la couverture de la campagne par les médias privés.
Radios, télés, journaux, sites d’info… tout le monde est appelé à jouer sa partition, mais dans le respect de certaines règles bien précises.

Équité et neutralité, les maîtres-mots
Durant toute la période de campagne, les médias privés doivent garantir un accès équitable à leurs antennes, pages et colonnes pour toutes les tendances engagées. En clair, pas de favoritisme, pas de propagande masquée.
Ce qui est interdit
La HAC tape aussi du poing sur la table : pas question de diffuser des messages portant atteinte à la souveraineté nationale, aux secrets d’État, à l’unité et à la dignité humaine. Exit également les propos incitant à la haine, à la violence ou à la xénophobie.

Les médias sous haute vigilance
Interviews, débats, reportages… tout doit être traité avec impartialité, équilibre et sans fake news. La HAC prévient : relayer de l’intox ou des fausses informations est tout simplement proscrit.
Après la campagne ?
À la clôture, aucune couverture ne devra être accordée aux partis, plateformes ou organisations de la société civile, qu’ils soient pro-« Oui » ou pro-« Non ». Les résultats diffusés devront uniquement provenir du MATD pour les provisoires et de la Cour suprême pour les définitifs.

En résumé, la HAC veut une couverture « propre » de la campagne, loin des débordements habituels.






