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Quand Justin Morel Junior prévenait: “Le succès peut tuer l’homme” Une leçon intemporelle pour la jeunesse!

Le succès… ce mot qui brille, qui attire, qui chauffe même l’âme comme un projecteur trop proche du visage. Mais derrière l’éclat, il y a parfois une brûlure. Et ce n’est pas Justin Morel Junior (JMJ) qui dira le contraire.

Dans un extrait rare et précieux, tiré de l’émission «Club Spécial ABD – Témoignages et hommages» en 1996, l’ancien journaliste culturel, ex-DG de la RTG et ministre de l’Information, livrait une réflexion d’une lucidité presque prophétique: «Le succès peut tuer l’homme. Il faut le savoir.»

Des paroles fortes, recueillies et immortalisées par le jeune Ousmane Bangoura, Mamarakhouri #HistoArtc, dont le travail de mémoire permet aujourd’hui de remettre ce message au cœur du débat.

Avec son style franc, juste et profondément humain, Justin Morel Junior rappelait que le succès n’est jamais un tapis rouge sans fin. Il peut «saouler», «tourner la tête», faire perdre de vue l’essentiel.

Dans un monde où l’explosion médiatique transforme les talents en vedettes en un claquement de doigts, JMJ invitait déjà, en 1996, à la pondération, à la maîtrise de soi, à la discipline. Et surtout, à ne jamais oublier que la gloire n’a jamais été une assurance-vie.

Évoquant avec émotion ceux qui sont partis trop tôt Kabinet Kouyaté, Aly Badara Diakité, Solange et d’autres  il insistait sur la fragilité de cette ascension que beaucoup idéalisent.

Ces noms résonnent encore comme des météores brillants mais éphémères, rappelant que le génie ne protège pas toujours des excès, ni des pièges de la vie moderne.

Pour Justin Morel Junior, gérer le succès, c’est d’abord s’ancrer: dans sa famille, dans sa société, dans son équipe, dans des valeurs solides. Sans cela, l’homme risque de «brûler la bougie de la vie par les deux bouts». Le succès, disait-il, doit être accompagné, apprivoisé, contrôlé.

Et l’on sentait dans ses mots non seulement l’expérience d’un professionnel aguerri, mais aussi l’inquiétude d’un aîné pour une génération promise à de grandes choses.

Près de trente ans plus tard, le message n’a rien perdu de sa force. Au contraire: dans un monde où la célébrité se télécharge, se partage, se like et se perd en 24 heures, la mise en garde de JMJ sonne comme un rappel nécessaire.

Aux jeunes journalistes, aux artistes, aux créateurs, aux influenceurs et même aux rêveurs: le succès n’est pas l’ennemi. Mais mal géré, il peut devenir un piège. Il ne s’agit pas de fuir les douceurs de la vie, mais de les doser, avec élégance et intelligence.

Car comme le disait JMJ, la vraie réussite, c’est la conjonction de deux choses : savoir se conduire et savoir conduire son travail. Qu’au-delà de la nostalgie de cette archive et de l’hommage à Ali Badara Diakité, cet extrait est une véritable boussole morale. Une petite lumière dans la nuit, qui nous rappelle que briller longtemps vaut mieux que briller trop fort.

Grâce au travail de mémoire du jeune Ousmane Bangoura Mamarakhouri (#HistoArtc), cette leçon traverse le temps pour atteindre une nouvelle génération. Une génération qui, plus que jamais, a besoin d’entendre cette voix.

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