Le verdict est tombé ce mercredi au Tribunal de première instance de Coyah dans l’affaire Mohamed Seydouba Bangoura alias “Singleton”. Après deux jours d’audiences tendues, de confrontations et de plaidoiries, la justice a rendu sa décision : le chanteur est reconnu coupable d’homicide involontaire.
Sur l’action publique
Le tribunal a déclaré Singleton coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à un an d’emprisonnement assorti de sursis, ainsi qu’au paiement d’une amende de 10 millions de francs guinéens. Autrement dit, il ne passera pas derrière les barreaux, mais reste sous la menace d’une incarcération en cas de récidive.
Sur l’action civile
La justice a également reconnu la constitution de partie civile de Mohamed Traoré, représentant de la famille de la victime. Singleton est déclaré responsable des préjudices causés et condamné à verser la somme de 900 millions de francs guinéens en guise de réparation civile.
Le tribunal a débouté les parties pour le surplus de leurs demandes et mis les frais à la charge du condamné.
Rendue en premier ressort, cette décision s’appuie sur plusieurs articles du Code pénal, du Code de la route et du Code de procédure pénale. Concrètement, les parties disposent désormais d’un délai de 15 jours pour interjeter appel si elles souhaitent contester ce jugement.
S’il échappe à la prison ferme, Singleton devra tout de même faire face à une sanction financière importante : entre l’amende et les réparations civiles, l’addition frôle le milliard de francs guinéens. Une sentence qui illustre la volonté du tribunal de conjuguer clémence et fermeté.
Singleton sort libre du tribunal, mais marqué par une condamnation qui restera dans les annales. Libre, oui, mais plus léger de 910 millions de francs guinéens.






