«La souveraineté, sans capacité d’action, demeure fragile. L’influence, sans résultats, reste abstraite. Le développement, sans paix, ne peut durer. » Par ce triptyque percutant, le ministre des Affaires étrangères, Dr Morissanda Kouyaté, a posé jeudi les bases de la nouvelle doctrine diplomatique guinéenne. Une feuille de route qui entend faire de la diplomatie un levier concret au service de la nation.
Pour le chef de la diplomatie guinéenne, la souveraineté ne saurait être un simple slogan. Elle doit se traduire par une capacité réelle à défendre les intérêts du pays sur la scène internationale. «L’influence, sans résultats, reste abstraite», a-t-il martelé, appelant à une diplomatie productive, où chaque présence compte.
Sécurité, économie, culture, droits humains, protection des Guinéens de l’étranger… La vision de Dr Kouyaté embrasse tous les domaines. Aux ambassadeurs, il a lancé un message solennel: «Vous êtes les forces spéciales de la diplomatie guinéenne, la voix, le visage, la crédibilité de la République.» Leur mission est désormais politique, mais aussi économique, culturelle et stratégique.
Le ministre a mis en garde contre le risque de voir ce document rester lettre morte. «Ce document n’aura de valeur que par l’usage que nous en ferons», a-t-il insisté, appelant à «des actions concrètement mesurables ». Une interpellation directe aux cadres du ministère, sommés de renforcer coordination et suivi.
Enfin, Dr Kouyaté a réaffirmé la main tendue de la Guinée à ses partenaires, «disponible pour une coopération sincère et mutuellement avantageuse », à une condition claire: le respect de la souveraineté guinéenne.
Une doctrine désormais posée. Reste à la faire vivre sur le terrain.






