Dans son intervention ce mercredi 23 septembre devant l’Assemblée générale des Nations Unies, le Président Mamadi Doumbouya a consacré un important volet de son discours à la transformation institutionnelle engagée en Guinée. Le chef de l’État a notamment mis en avant l’adoption d’une nouvelle Constitution et l’organisation du cycle électoral.
Présentant la nouvelle Loi fondamentale comme l’un des marqueurs de cette transformation, il a insisté sur son caractère national et son adaptation aux réalités du pays.
«La République de Guinée s’est dotée d’une nouvelle Constitution. Non pas une Constitution calquée sur un modèle extérieur, mais une Loi fondamentale façonnée par le peuple guinéen lui-même, discutée, amendée et adoptée par voie référendaire, à l’image de sa propre histoire et de sa propre diversité.»
Le Chef de l’État Mamadi Doumbouya a également mis l’accent sur les dispositions qu’il présente comme destinées à renforcer le vivre-ensemble et à mieux prendre en compte la diversité du pays.
«Cette Constitution introduit des innovations profondes en faveur du vivre-ensemble: une représentation renforcée de nos terroirs et de nos communautés, des garanties nouvelles pour l’alternance de gouvernance participative, et une reconnaissance affirmée de notre pluralité linguistique, religieuse et culturelle comme fondement de l’unité sacrée nationale plutôt que comme facteur de division.»
Le président guinéen a ensuite évoqué l’organisation du processus électoral, affirmant que la Guinée a conduit l’ensemble de son cycle électoral direct et procédé à l’installation des institutions qui en découlent.
«Sur le fondement de cette Constitution, la République de Guinée a organisé l’intégralité de son cycle électoral direct présidentielle, législatives, locales, et l’installation de toutes les institutions qui en découlent financée à cent pour cent par le Trésor guinéen.»
Mamadi Doumbouya a enfin insisté sur ce qu’il présente comme le caractère apaisé de ces consultations.
«C’est la preuve, Mesdames et Messieurs, qu’un pays africain peut organiser, seul, sur ses propres ressources, des élections crédibles, apaisées et acceptées de tous.»
À travers ce passage, le chef de l’État a donc présenté la nouvelle Constitution et le processus électoral comme deux éléments majeurs de la trajectoire institutionnelle qu’il entend mettre en avant devant la communauté internationale.






