Il y a quelques mois, l’affaire faisait couler beaucoup d’encre : le jury d’appel de la CAF avait débouté la Guinée dans son litige contre la Tanzanie. La Fédération guinéenne de football (FGF), vexée mais décidée, annonçait aussitôt son intention de saisir le Tribunal arbitral du sport (TAS).

Depuis ? Plus rien. Silence radio. Pas un communiqué, pas un geste, pas une relance.
Alors, question simple mais piquante : nos dirigeants actuels ont-ils abandonné ce dossier, ou bien n’ont-ils plus les « coups de frange » pour pousser le combat au plus haut niveau ?
Pendant ce temps, le football africain continue d’offrir ses surprises. Exemple croustillant, l’Afrique du Sud vient tout juste de perdre trois points précieux dans les éliminatoires du Mondial. Pourquoi ? Pour avoir aligné un joueur non éligible, Tebho Mokoena. Résultat, défaite sur tapis vert, sans discussion possible. Le Bénin, heureux bénéficiaire, devient leader de son groupe à deux journées de la fin.

Et là, la comparaison fait mal. Car ce qui est sanctionné par la FIFA chez les Bafana Bafana ressemble étrangement à ce qui s’est passé dans le duel Tanzanie vs Guinée. Un joueur jugé non éligible dont le numéro ne figurait pas sur la feuille de match. Mais alors que la FIFA a tranché avec fermeté dans le dossier sud-africain, la CAF, elle, semble avoir choisi une autre partition… celle de la complaisance, en protégeant ses « intérêts » avec la Tanzanie.
Pourtant, si le dossier avait atteint le niveau du jury d’appel, ce n’était pas un hasard. Il y avait derrière une volonté, presque une obsession, celle du président révoqué, Bouba Dinah Sampil. L’homme avait poussé le dossier jusqu’au bout, au point de recruter un cabinet d’avocats pour défendre les couleurs guinéennes.

Mais depuis son départ, le dossier paraît rangé dans un tiroir poussiéreux des bureaux de Taminetaye.
À trois mois de la CAN, le mutisme de la Feguifoot intrigue. Les nouveaux dirigeants ont-ils d’autres priorités ? Pas de carnet d’adresses ? Pas de stratégie pour mettre la CAF devant ses responsabilités ? Ou tout simplement pas l’envie d’aller au clash ?

Dans ce dossier, une chose est claire: soit la Guinée fait entendre sa voix au TAS, soit elle se condamne au silence éternel. Car dans le football, comme dans la vie, ceux qui se taisent… donnent toujours raison aux autres.






