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«L’information publique appartient aux guinéens» : le Général Amara Camara et Faya François Bourouno posent les bases d’une nouvelle communication d’État!

Deux porte-parolats, deux fonctions, mais une même ambition: installer une parole institutionnelle plus claire, plus régulière et davantage tournée vers les citoyens. Quelques jours après leur nomination, le Général Amara Camara, ministre Secrétaire Général de la Présidence et porte-parole de la Présidence, et Faya François Bourouno, porte-parole du Gouvernement, ont rencontré les médias ce mercredi  19 août  2026 à Conakry pour une première prise de contact. À leurs côtés, leurs adjoints respectifs, Thierno Mamadou Bah pour la Présidence et Moussa Moïse Sylla pour le Gouvernement.

Dès les premières minutes, le Général Amara Camara donne le ton. Pour lui, cette rencontre ne vise pas à commenter une actualité particulière, mais à poser les bases d’une nouvelle relation avec la presse.

Général Amara Camara / Porte-parole de la Présidence

«L’information publique n’appartient pas à l’État. Elle appartient aux Guinéens, à tous les citoyens de notre pays et à tous les Guinéens du monde. Nous savons également que le rôle d’un porte-parole n’est pas de retenir l’information. Notre rôle est de garantir la circulation d’une information fiable, régulière et accessible.»

Une phrase qui résume la doctrine annoncée. Le porte-parole de la Présidence revendique une communication fondée sur «la régularité, la clarté et le respect», avec l’ambition d’installer une relation de confiance durable entre les institutions et les médias.

Bourouno: «Le programme Simandou ne se réalisera pas au rythme du papier»

Faya François Bourouno prend ensuite le relais avec un propos davantage consacré à la transformation de l’administration et à la digitalisation de l’État.

Faya François Bourouno / Porte-parole du Gouvernement

DAMANDA pour le cadastre minier, TÉLÉMO pour les marchés publics, SONEYA et TRÉSOR PAY  pour les finances publiques, FUGAS pour la gestion des effectifs et de la solde: autant d’outils présentés comme les manifestations concrètes d’un État qui veut devenir plus «efficace, traçable et accessible».

Mais c’est GEDA qui concentre l’attention. La plateforme, qui dématérialise la chaîne de conception et de traitement des actes normatifs  décisions, arrêtés et décrets  est désormais au cœur du suivi de l’action publique. Et le suivi direct du dispositif par le Président de la République fait l’objet d’une lecture assumée par le porte-parole du Gouvernement.

«Certains pourraient voir un revirement. C’est l’inverse. Ce chantier de transformation digitale, c’est un chantier décidé par le président de la République, chef de l’État. Il rime parfaitement avec le slogan que vous connaissez, qui a été un principe fondateur de la vision de responsabilité, la refondation de l’État. Aujourd’hui, cela ne doit pas nous étonner, mais c’est plutôt une véritable conjugaison, articulation entre la vision, la volonté et la cadence dans l’exécution des projets et réformes du programme Simandou

Pour Bourouno, le chef de l’État ne reprend pas en main un système qu’il aurait abandonné à son administration. Il utilise plutôt un outil dont il a lui-même impulsé la mise en place pour accélérer la décision publique.

«Ce qu’il peut aussi aujourd’hui, ce n’est pas de découvrir un dossier, c’est de placer son autorité directe au service de la vitesse.»

Et le porte-parole d’enfoncer le clou:

«Le programme Simandou ne se réalisera pas au rythme du papier et chaque jour gagné sur un décret est un jour gagné pour la prospérité de la Guinée.»

Une formule qui donne à GEDA une portée dépassant la simple transformation numérique: celle d’un instrument d’accélération de l’action de l’État.

Une même ligne, deux voix

De la Présidence au Gouvernement, le message se veut donc cohérent. Amara Camara parle de confiance, de transparence et de circulation de l’information. Bourouno insiste sur la transformation, la traçabilité et la vitesse d’exécution.

Deux voix institutionnelles appelées désormais à fonctionner en complémentarité, avec leurs adjoints, Thierno Mamadou Bah et Moussa Moïse Sylla.

Les porte-paroles de la Présidence et du Gouvernement

Pour inscrire cette nouvelle dynamique dans la durée, les deux porte-paroles ont annoncé des rencontres régulières avec les médias tous les deux mois, ainsi que des séances d’échanges avec les ministres autour de thématiques précises.

Le prochain rendez-vous est fixé au lundi 19 octobre 2026. Le lieu sera communiqué ultérieurement. Une échéance qui donne déjà un premier rendez-vous concret à cette nouvelle promesse de dialogue entre les institutions et la presse.

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