Le rêve africain du Horoya AC s’est arrêté net au Maroc. Opposés à l’AS FAR de Rabat au stade Prince Moulay Abdallah, les Matamkas n’ont pas su transformer l’essai du nul (1-1) décroché à l’aller à Bamako. Ce dimanche soir, les Rouge et Blanc se sont inclinés (2-0) au terme d’un match sous haute tension… et sous haute pression arbitrale.
Les guinéens entament la rencontre avec une envie débordante, de l’intensité dans les duels, mais un manque de maîtrise criant. À la 24e minute, Mamadi Mara, trop engagé, écope d’un carton rouge après un geste mal contrôlé. Un tournant du match, le Horoya se retrouve à dix, les marocains reprennent confiance, et le cauchemar commence.
À la 42e, l’arbitre siffle un penalty pour l’AS FAR, transformé sans trembler par le capitaine Rabie Hrimat. (1-0)
En seconde période, la malchance s’invite : Ibrahim Kaba, en voulant dégager, trompe son propre gardien à la 69e. Le break est fait, les guinéens sont KO débout.
Comme si cela ne suffisait pas, Mohamed Djibo Wonkoye est à son tour expulsé à la 79e. À neuf contre onze, la mission devient impossible. Et pour ne rien arranger, les marocains corsent l’addition en fin de match, scellant la victoire à 3-0 et douchant définitivement les rêves des Matamkas. Score final : 3-0. L’AS FAR file vers la phase de poules, le Horoya rentre à Conakry avec plus de regrets que de satisfaction.
Pour leur grand retour sur la scène africaine, les hommes de Nouhou Diané auront livré quatre matchs seulement. Quatre matchs pour se jauger, se chercher… et apprendre. Certes, l’arbitrage « maison » a laissé un goût amer, mais le Horoya devra surtout retenir la leçon : en Afrique, la discipline et la lucidité valent souvent plus que le talent.
Les supporters peuvent garder la tête haute : ce Horoya nouvelle version a montré des bribes d’ambition. Avec un peu plus d’expérience et de sang-froid, les Matamkas reviendront plus forts.
Rendez-vous la saison prochaine… avec l’envie de faire mieux que quatre matchs.






