Le mythique mont “Le Chien qui fume”, fidèle gardien du stade de Yorokoguia, a encore vécu une soirée électrique ce dimanche. Un décor parfait pour accueillir le très sulfureux Clasico guinéen entre le Horoya AC et l’AS Kaloum, un duel toujours aussi attendu… et souvent aussi imprévisible.
Dès les premières minutes, les Sous-marins jaunes affichent leurs ambitions: pas de pression, pas de panique, juste du jeu. Une possession propre, des transmissions nettes… Kaloum se montre plus inspiré, plus agressif tout simplement.
Mais comme toujours, au Stade de Yorokoguia, le Horoya n’est jamais loin. Les Rouge et Blanc se rebiffent, rééquilibrent la partie et reprennent progressivement leurs repères. Entre fautes tactiques, coups francs mal exploités et duels rugueux, le match monte en intensité. Trop même: Cheick Sacko côté Kaloum et Daouda Camara côté Horoya finissent tous les deux blessés et remplacés.
À la pause, le score reste bloqué : 0-0, mais la tension, elle, grimpe d’un cran.

Alors que le match semble se diriger vers un nul logique, c’est finalement Kaloum qui allume la mèche. À la 80e minute, Kankou Mady Kourouma s’offre un numéro d’équilibriste: contrôle subtil, enchaînement chirurgical, frappe limpide… et le ballon finit au fond. Le gardien du Horoya ne voit que du feu.0-1, Kaloum explose, Yorokoguia tremble.

La fin de match sera chaude, mais le score ne bougera plus. L’AS Kaloum décroche une victoire précieuse, dans un Clasico qui n’a pas manqué de piment. Un duel intense, un stade bouillant, un mont qui observe… et un Kaloum plus réaliste.
Le Clasico a encore tenu toutes ses promesses. Et comme on dit: à Yorokoguia, rien n’est jamais écrit à l’avance.






