Le syndicalisme guinéen vient de perdre l’un de ses piliers. Abdoulaye Sow, acteur incontournable des luttes sociales de ces deux dernières décennies, s’est éteint ce mardi à Conakry. Hospitalisé à la Clinique Ambroise Paré, le défenseur acharné des droits des travailleurs laisse derrière lui un héritage profondément ancré dans le paysage socioprofessionnel guinéen.
Au-delà des fonctions qu’il occupait à la tête de l’USTG et en tant que secrétaire général de la FESABAG Abdoulaye Sow représentait pour beaucoup la voix d’un syndicalisme combatif, structuré et indépendant. Son nom reste associé aux négociations les plus délicates du secteur bancaire, aux grèves générales ayant marqué la vie économique, ainsi qu’à la défense constante des acquis sociaux.
Dans les milieux syndicaux, sa disparition est vécue comme une perte inestimable. Plusieurs responsables rappellent son sens du dialogue, sa rigueur dans les discussions salariales et son engagement à maintenir l’équilibre entre revendications et stabilité sociale. Pour les travailleurs du secteur financier, il était l’homme qui savait porter les préoccupations de la base jusqu’aux plus hauts niveaux décisionnels.
La Guinée perd ainsi l’une de ses voix emblématiques du dialogue social, un homme dont le parcours aura profondément marqué l’histoire récente du mouvement syndical.






