Accueil SOCIETE Guinée forestière: les taxis-motos au cœur de l’effervescence urbaine de fin d’année!

Guinée forestière: les taxis-motos au cœur de l’effervescence urbaine de fin d’année!

À l’approche des fêtes de fin d’année, les villes de la Guinée forestière connaissent une intense activité. À N’Zérékoré, à Lola et dans les localités environnantes, les marchés sont bondés, les axes routiers très fréquentés et les déplacements se multiplient. Dans ce contexte, les taxis-motos, communément appelés « jakarta », occupent une place centrale dans la mobilité urbaine.

Présents sur presque toutes les artères, les conducteurs de taxis-motos circulent du matin au soir, transportant passagers, marchandises légères et parfois familles entières. Pour de nombreux habitants, ils représentent le moyen de transport le plus accessible et le plus rapide, notamment dans les quartiers où les routes sont étroites ou difficilement praticables pour les véhicules.

En cette période de fin d’année, la demande en transport augmente sensiblement. Les déplacements liés aux achats, aux visites familiales et aux préparatifs des festivités sont nombreux. Les taxi-motards enchaînent les courses, parfois sur de longues distances, afin de répondre aux besoins d’une population très mobile.

Plusieurs conducteurs expliquent que cette période est généralement marquée par une intensification du travail. Toutefois, les contraintes économiques restent présentes.

«Il y a beaucoup de clients, mais le prix du carburant est élevé, surtout sur le marché parallèle. Cela réduit nos bénéfices», indique Albert, taxi-motard à N’Zérékoré.

La cherté du carburant constitue l’une des principales difficultés de l’activité. Les conducteurs doivent faire face à des dépenses élevées, notamment pour l’approvisionnement en essence et l’entretien des motos. Dans certains cas, l’augmentation des tarifs de transport est limitée par le pouvoir d’achat des usagers, ce qui réduit les marges de manœuvre des taxi-motards.Dans une région où l’accès à l’emploi reste difficile, le métier de taxi-moto demeure néanmoins une source de revenus importante, en particulier pour les jeunes.

Outre les contraintes économiques, la question de la sécurité reste préoccupante. Des cas d’agressions visant des conducteurs ont été signalés ces derniers mois, notamment sur certains axes périphériques. Ces incidents renforcent le sentiment d’insécurité, surtout lors des déplacements nocturnes.

«Nous avons récemment perdu un collègue sur la route de Gono. Ce genre de situation crée une peur permanente chez les conducteurs», témoigne un responsable syndical local.

Malgré ces difficultés, les taxis-motos demeurent indispensables au fonctionnement des villes de la Guinée forestière. Dans un contexte marqué par des infrastructures routières parfois insuffisantes et une urbanisation rapide, ils assurent une continuité de service et facilitent les déplacements quotidiens.

À N’Zérékoré comme à Lola, en cette période de forte affluence, les jakarta continuent ainsi de sillonner les rues, illustrant leur rôle central dans la vie urbaine et économique de la région.

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