Le football guinéen retient son souffle. Alors que le dépôt des candidatures pour la tête de la Fédération Guinéenne de Football (FGF) a été acté le lundi 21 septembre dernier, l’heure n’est plus aux joutes verbales, mais à la rigueur procédurale. Loin des projecteurs des stades, c’est dans les méandres du code électoral que se joue désormais l’avenir du ballon rond national. Pour nos lecteurs, Bafilanews.com a plongé dans les articles 12 et 13 de ce cadre juridique afin de vous offrir un décryptage chirurgical de ce chronomètre électoral.
PHASE 1: L’EXAMEN DES CANDIDATURES OU L’ART DE LA PRÉCISION (ARTICLE 12)
Le coup d’envoi a été donné le 21 septembre. Conformément à l’article 12, la commission électorale dispose d’un délai strict de dix (10) jours ouvrables pour examiner les dossiers. Un exercice d’autant plus délicat que le calendrier civil est venu s’inviter dans le décompte.
Si le chronomètre a démarré le mardi 22 septembre, la commission a dû composer avec le jour férié du 2 octobre. Un détail loin d’être anodin: le décompte des jours ouvrables excluant les week-ends et les fériés, le dixième jour d’examen a été repoussé au mardi 6 octobre.
Une fois ce premier filtre passé, les candidats entrent dans une fenêtre d’information de trois (3) jours ouvrables. De ce fait, les postulants seront fixés sur leur sort au plus tard le vendredi 9 octobre, date à laquelle la liste officielle fera l’objet d’une publication. C’est à cet instant précis que la tension montera d’un cran.
PHASE 2 : LA PROCÉDURE DE RECOURS, LE DERNIER REMPART (ARTICLE 13)
C’est ici que le code électoral montre toute sa rigueur. L’article 13 stipule que tout candidat éconduit dispose de trois (3) jours ouvrables après réception de la décision pour déposer un recours. Un délai de prescription qui court du lundi 12 au mercredi 14 octobre. Passé ce cap, plus aucune contestation ne sera recevable.
Les recours, dûment motivés, devront être envoyés par courrier recommandé ou déposés contre accusé de réception au secrétariat général de la FGF. S’en suivra alors l’ultime phase: l’examen de ces recours par la commission compétente. Celle-ci disposera à son tour d’un délai maximum de trois (3) jours ouvrables, soit du jeudi 15 au lundi 19 octobre.
L’ULTIME SENTENCE
La grande force de ce code électoral réside dans sa conclusion, sans appel. L’article 13 est catégorique: «Les décisions de la commission électorale de recours sont définitives et aucune instance gouvernementale ne peut les contester.»
Une clause qui blinde le processus contre toute ingérence extérieure et rappelle que l’autonomie du football guinéen est sacrée.
Le calendrier est verrouillé. De l’examen des dossiers le 6 octobre à la publication des listes le 9 octobre, jusqu’à la clôture des recours le 14 octobre et leur examen final le 19 octobre, chaque étape est soumise à un compte à rebours impitoyable. La dernière voie de recours resterait la saisine du Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Toutefois, l’expérience démontre que les autorités actuelles se montrent réticentes face à ce type de démarche, qu’elles considèrent comme susceptible d’écorner davantage l’image du pays.
Les prétendants à la présidence de la FGF le savent désormais: dans cette course électorale, la moindre erreur de calendrier ou le moindre vice de procédure ne pardonne pas. L’histoire retiendra que la conquête du pouvoir footballistique guinéen se fera dans le strict respect de l’horloge institutionnelle. Bafilanews.com reste mobilisé pour vous livrer, en temps réel, les aboutissements de ce processus crucial pour l’avenir du football national.






