Dans une Guinée en transition, où les attentes autour du retour à l’ordre constitutionnel s’intensifient, le Ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) vient de nommer Mme Djénabou Touré au poste stratégique de Directrice Générale des Élections (DGE). Une décision à forte portée symbolique et institutionnelle, alors que le pays amorce une phase décisive dans la préparation des futures échéances électorales.
Avant sa nomination, Mme Touré occupait les fonctions de Directrice Nationale des Affaires Politiques et de l’Administration Électorale au MATD, un poste charnière dans l’architecture électorale du pays. Son parcours témoigne d’une trajectoire constante au service des processus électoraux.Elle a été notamment :
-Directrice du Département Fichier Électoral à la CENI,
-Directrice Nationale Adjointe de l’Administration Électorale,
-Coordinatrice de la réforme et de la modernisation de l’état civil et de l’identification.
Ces responsabilités, toutes techniques et sensibles, font d’elle l’un des profils les plus expérimentés du pays dans le domaine de l’organisation électorale et de l’identification des électeurs.
Forte de plus de quinze années d’expérience, Mme Touré est reconnue pour sa maîtrise des systèmes d’enrôlement biométrique et de constitution de bases électorales. Elle est également membre du comité interministériel de réforme de l’état civil, et a représenté la Guinée dans plusieurs rencontres internationales, régionales et sous-régionales portant sur les enjeux de citoyenneté et d’identification.
Sa nomination intervient à un moment stratégique. Dans les mois à venir, la Direction Générale des Élections sera au centre de toutes les attentions, alors que le pays devra poser les jalons d’un processus électoral crédible, inclusif et techniquement irréprochable.
Le choix de Mme Djénabou Touré semble répondre à une exigence de professionnalisation et de rigueur. Son profil inspire confiance, aussi bien dans les sphères administratives que parmi les partenaires techniques et les observateurs du processus de transition.
Au-delà d’une nomination, c’est une architecture électorale qui se redessine, avec à sa tête une technicienne rompue à l’exercice. Le défi est immense, mais l’expertise est là.






