C’est une nuit dont Conakry se souviendra longtemps. Entre mercredi 30 et jeudi 31 juillet, de fortes pluies se sont abattues sur la capitale, transformant plusieurs quartiers en véritables champs de désolation. Au lever du jour, le spectacle était saisissant : des rues englouties, des maisons effondrées, des familles en pleurs et des voisins tentant de dégager, les décombres.
Au quartier Sangoyah Banque Mondiale, le drame a été particulièrement poignant. Deux jeunes, endormis dans leur chambre, ont été surpris par l’effondrement brutal d’un mur emporté par les eaux. Leur mort, confirmée par notre confrère Mohamed Lamine Barry de Reflet Guinée, contredit les rumeurs qui faisaient état de cinq victimes. “C’est une construction d’un pont mal pensée qui a tout déclenché”, murmure un voisin, encore sous le choc.
Plus loin, à Simanbossia, c’est une autre scène de deuil. Une partie d’une concession familiale n’a pas résisté à la pression de la pluie. Deux membres d’une même famille ont été retrouvés sans vie, piégés sous les gravats.
Dans des quartiers comme Enta, Kissosso et d’autres secteurs périphériques, la situation reste tout aussi dramatique. Des habitants signalent des disparitions inquiétantes, alors que des familles les pieds dans l’eau, cherchant un abri ou des proches introuvables. À chaque coin de rue, on aperçoit des visages marqués par la fatigue et la détresse.








