Les récentes inondations en Guinée, notamment à Conakry, ont ravivé le débat sur les politiques publiques et la gestion des infrastructures. Dans une contribution percutante, le Dr Jean Paul Kotembedouno dénonce les défaillances de l’État, les travaux bâclés des entreprises et interpelle aussi les citoyens.
Pour Dr Kotembedouno, ces inondations sont révélatrices d’une absence de vision dans la gestion de l’habitat et de l’aménagement du territoire. « Occuper de hautes fonctions, a fortiori ministérielles, ne se résume pas à des privilèges ; cela implique des responsabilités dont l’assomption sérieuse, dans l’intérêt général, justifie ces privilèges », affirme-t-il.
L’universitaire met en lumière la dangerosité des infrastructures routières. « Les entrepreneurs guinéens, qui obtiennent presque tous les marchés publics, doivent comprendre le coût humain de leurs travaux bâclés. Ces routes pitoyables épuisent et tuent les Guinéens », déplore-t-il.
Passation de marchés : une responsabilité étatique pointée du doigt.
« Attribuer des marchés à des entreprises dont les routes s’effondrent en moins de deux ans relève de la cruauté et de la honte », insiste Dr Kotembedouno, appelant à plus de rigueur et de transparence dans la gestion des contrats publics.
L’auteur appelle également à la vigilance des populations qui s’installent dans des zones manifestement inondables. « La responsabilité de la victime ne saurait être minimisée, surtout lorsque l’État ne démontre pas une vision claire en matière d’aménagement du territoire et d’habitat », souligne-t-il.
Pour faire face à ces drames récurrents, Dr Kotembedouno annonce qu’il soumettra « dès demain » des propositions citoyennes visant à réduire les pertes humaines à court terme.
Contribution : Dr Jean Paul Kotembedouno






