Elles n’ont pas touché un ballon, mais elles ont porté haut les couleurs de la Guinée. Lors de la rencontre Kenya–Algérie pour le compte de la phase de poule de la CAN Féminine 2026 au Maroc, l’arbitrage guinéen était une nouvelle fois sous les projecteurs avec Aïssatou Kanté, arbitre centrale, et M’Mahawa Kourouma, assistante numéro 2. Une prestation qui confirme la présence grandissante des femmes guinéennes au plus haut niveau du football africain.
Après les grandes figures masculines comme Aboubacar Mario Bangoura, Aboubacar Doumbouya ou Sidiki Sidibé, qui ont marqué l’histoire récente de l’arbitrage guinéen sur les scènes continentales, une nouvelle génération est en train d’écrire son propre chapitre. Et ce chapitre porte désormais un visage féminin.
Aïssatou Kanté marche notamment dans les pas de Thérèse Sagno, une des pionnières de l’arbitrage féminin guinéen. Cette dernière a marqué son époque en dirigeant plusieurs rencontres internationales, notamment lors de la CAN féminine 2012 en Guinée équatoriale, où elle a officié comme arbitre centrale, jusqu’à être désignée pour la finale de la compétition entre la Guinée équatoriale et l’Afrique du Sud.
Aujourd’hui, Aïssatou Kanté et M’Mahawa Kourouma prolongent cette histoire. Elles prouvent que le talent guinéen ne se limite pas aux joueurs: il s’exprime aussi avec un sifflet à la main.
Le football guinéen cherche ses héros. Sur les pelouses africaines, il vient peut-être de les trouver… au féminin.






