Après le fiasco de l’organisation de la CAN 2025 finalement attribuée au Maroc, la Guinée ne veut plus rester spectatrice quand il s’agit d’organiser la plus grande fête du football africain. Cette fois-ci, Conakry et tout le pays veulent entrer sur la pelouse avec une candidature affirmée pour accueillir une prochaine Coupe d’Afrique des Nations.
L’annonce prend encore plus de poids après la sortie ce vendredi du ministre des Sports, Keamou Bogola Haba, sur sa page facebook officielle. Dans son message, il rappelle la mobilisation générale autour du projet :
«Avec la volonté déjà manifeste de la Présidence de la République depuis septembre 2022, du Gouvernement, des parlementaires, des cadres du Ministère des Sports et des autres ministères impliqués, de la Fédération Guinéenne de Football, de tous les acteurs du football, du public guinéen et des entreprises partenaires, la République de Guinée soumettra bientôt une candidature très sérieuse pour l’organisation d’une édition proche de la CAN.»
Et pour porter ce rêve, le ministre n’hésite pas à mettre en avant un visage fort, celui de l’attaquant guinéen en feu du côté du Borussia Dortmund:
«Cette candidature sera portée par nos ambassadeurs eux-mêmes comme l’ambassadeur Serhou Guirassy, notre sérieux candidat au Ballon d’Or africain 2025.»
Mais attention, la Guinée ne veut pas se présenter les mains vides devant la CAF. Depuis août 2023, plusieurs chantiers sont déjà en marche :
«La Guinée est déjà en préparation active de cette CAN depuis août 2023 avec l’ouverture des chantiers des stades du 28 Septembre et Général Lansana Conté de Nongo, ainsi que le financement et la construction en cours des hôpitaux et aéroports régionaux, des routes, des hôtels haut standing, des rails, de la fibre optique et du Data Center national.»
En plus de ces grands travaux, une nouvelle structure a vu le jour pour piloter ce projet titanesque :
«La création de la Direction Générale de Nimba Sport sera en charge de l’organisation de ce grand événement continental.»
Mais en attendant, moins de discours et plus d’actions s’imposent. Si la Guinée veut convaincre la CAF, il faudra transformer les promesses en réalisations concrètes, afin d’éviter de rater une deuxième fois le rendez-vous de l’histoire.






