Quatre ans après avoir vu sa candidature à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 écartée par la Confédération africaine de football (CAF), la Guinée remet officiellement son nom dans la course. Le Premier ministre, Chef du Gouvernement, Amadou Oury Bah, a signé ce jeudi la demande de candidature de la Guinée pour accueillir les éditions 2032 et 2036 de la CAN. Une démarche qui marque bien plus qu’une nouvelle ambition sportive: elle sonne comme le come-back d’un pays qui avait dû renoncer à son rêve continental.
En octobre 2022, la CAF avait retiré à la Guinée l’organisation de la CAN 2025, estimant que les conditions nécessaires à la réalisation du projet n’étaient pas réunies dans les délais. Le tournoi avait finalement été attribué au Maroc, qui l’a organisé en 2025.
Quatre ans plus tard, Conakry veut tourner cette page et revenir dans la compétition avec un dossier présenté comme davantage préparé et structuré.

La candidature officialisée ce jeudi intervient dans un contexte où les autorités guinéennes cherchent à renforcer les infrastructures sportives et à repositionner le pays sur la scène des grands événements internationaux.
Le ministre des Sports, Mamadou Cellou Baldé, assure qu’un travail préparatoire important a été effectué afin d’anticiper les exigences liées à l’organisation d’une CAN. L’objectif est désormais de convaincre la CAF que la Guinée dispose des capacités nécessaires pour franchir cette fois le cap de la candidature à l’accueil effectif de la compétition.
Le choix de 2032 et 2036 offre surtout à la Guinée une marge de préparation beaucoup plus importante que celle dont elle disposait pour 2025. Une différence de calendrier qui pourrait permettre au pays de planifier progressivement ses infrastructures, ses capacités hôtelières, ses transports, sa sécurité et ses installations sportives.
Pour le gouvernement, l’enjeu ne se limite pas aux pelouses et aux stades. Accueillir une CAN constituerait également un instrument de visibilité internationale et un accélérateur potentiel pour le tourisme, les investissements, les infrastructures et l’activité économique.
Le Premier ministre Amadou Oury Bah a ainsi insisté sur les retombées qu’un tel événement pourrait générer pour la Guinée. Mais avant de parler d’organisation, Conakry devra convaincre la CAF. La signature de la candidature ne constitue donc que le premier acte d’une longue bataille diplomatique, technique et infrastructurelle.
Après l’échec de 2022, la Guinée revient ainsi à la table des prétendants. Avec deux nouvelles dates en ligne de mire : 2032 et 2036. Reste désormais à savoir si, cette fois, le rêve d’une CAN à domicile passera du dossier de candidature à la réalité sur le terrain.






