De retour en Guinée après avoir écourté ses congés, le Président de la République, Mamadi Doumbouya, a adressé un message solennel au peuple guinéen. Une prise de parole dans laquelle le chef de l’État a multiplié les déclarations fortes, entre lutte contre la corruption, défense de l’unité nationale et profonde réorganisation territoriale.
À travers plusieurs formules qui donnent le ton de son intervention, le Président réaffirme sa volonté de maintenir le cap de la Refondation et de placer l’action de l’État sous le signe de la rigueur.
«Contre la corruption, ma main ne tremblera pas»
C’est probablement l’une des phrases les plus fortes de son intervention. Mamadi Doumbouya a réaffirmé sa détermination à poursuivre la lutte contre la corruption, sans distinction de rang ou de proximité avec le pouvoir.
«Aucun rang, aucune fonction, aucune proximité ne met quiconque à l’abri de la rigueur républicaine.»
Le chef de l’État estime que les décisions prises récemment au sein de l’appareil d’État illustrent cette exigence d’exemplarité.
«L’exigence d’exemplarité s’applique à tous, sans exception, à commencer par ceux qui servent à mes côtés.»
Une manière pour le Président de rappeler que la Refondation, au-delà des slogans, doit d’abord s’appliquer à ceux qui exercent des responsabilités publiques.
«La Refondation n’est pas un slogan, elle est une discipline que nous nous imposons d’abord à nous-mêmes.»
«Je ne laisserai personne jouer avec notre union sacrée»
L’autre grande ligne de force du discours concerne l’unité nationale. Face aux divisions et aux tensions qui peuvent traverser la société guinéenne, Mamadi Doumbouya place le vivre-ensemble au rang de priorité absolue.
«Je ne laisserai personne jouer avec notre union sacrée. Le vivre-ensemble reste ma priorité première.»
Le Président appelle ainsi à reconstruire la confiance, aussi bien entre les citoyens et l’État qu’entre les différentes composantes de la société.
«Une nation ne se bâtit pas dans la division ni dans l’impunité; elle se bâtit dans la confiance retrouvée entre l’État et ses citoyens, et entre les Guinéens eux-mêmes.»
Un message qui dépasse le seul cadre politique et renvoie à l’un des enjeux majeurs de la Refondation: construire une cohésion nationale qui transcende les appartenances régionales, les origines et les différences.
Deux nouvelles régions et onze préfectures: «rapprocher le pouvoir du peuple»
Dans son intervention, le chef de l’État a également défendu la réforme de l’organisation territoriale avec la création de deux nouvelles régions administratives, SiguirI et Beyla, ainsi que onze nouvelles préfectures. Pour Mamadi Doumbouya, cette réorganisation répond à une réalité démographique et à la nécessité de rapprocher davantage les services publics des populations.
«Aucune population ne sera laissée dans l’incertitude. Là où l’État grandit, l’État doit être présent : dans les services, dans la sécurité, dans l’accompagnement de votre quotidien.»
Le Président entend ainsi donner à cette réforme une portée qui dépasse le simple découpage administratif.
«Rapprocher le pouvoir du peuple, pas l’éloigner de lui.»
Une orientation qu’il rattache directement à sa vision du développement socio-économique et au programme Simandou 2040.
«Rien, ni personne, n’entamera mon engagement»
Dans la dernière partie de son message, Mamadi Doumbouya réaffirme également son engagement en faveur de la paix, de l’intégrité territoriale et de la défense des intérêts de la Guinée.
«Rien, ni personne, n’entamera mon engagement à défendre les intérêts de la Guinée, son territoire, son peuple et ses biens.»
Le Président présente ces engagements comme les piliers d’une action politique qu’il entend poursuivre sans relâche. Au terme de son intervention, le message présidentiel apparaît donc structuré autour d’une ligne claire : tolérance zéro face à la corruption, vigilance sur l’unité nationale et rapprochement de l’État des citoyens.
Trois priorités que le Chef de l’État Mamadi Doumbouya entend inscrire au cœur de la poursuite de la Refondation, avec une conviction réaffirmée: «La paix, la défense de l’intégrité de notre territoire et le vivre-ensemble demeurent les piliers sur lesquels je veillerai sans relâche.»






